Ici, une chapelle oubliée ; là-bas, en bordure de ville, des forges réhabilitées ; au détour d’une ruelle, un vieux cinéma… aux Rencontres de la photographie d’Arles, ce sont les lieux d’exposition autant que les images qui font la magie du festival. Créé dans les années 70, le rendez-vous opère une mue cette année. Finies les affiches de Michel Bouvet déclinant chaque année un animal malicieux et ultra coloré. Le graphisme 2015 tend à l’épure, avec comme unique fantaisie une photo à l’envers, clin d’oeil à la camera oscura. Dans la ville, moins d’expositions — 35 contre deux fois plus habituellement — mais une approche thématique peaufinée et des commentaires plus précis qui nous emmènent hors champ et dans le cadre. 35 expositions… et autant de rencontres. Du rêve américain (Las Vegas Studio, archives de Robert Venturi & Denise Scott Brown) à ses travers consuméristes (Joel Sternfeld). Des paradis fiscaux qui n’ont souvent de paradis que le nom (Paolo Woods & Gabriele Galimberti) à la découverte des hommes de la Terre de Feu et de leurs esprits… si loin et si proches de nous. Des imposantes et mystérieuses façades d’églises de Markus Brunetti aux pochettes de disques vinyles vintage et tellement modernes dans leur composition.

Une trentaine d'expositions dans toute la ville
Une trentaine d’expositions dans toute la ville
Las Vegas Studio
Las Vegas dans les années 60, l’american dream, version pastel
Joel_Sternfeld_tennis
L’Amérique des années 80, selon Joel Sternfeld
paradis fiscaux
Paolo Woods et Gabriele Galimberti mettent un visage sur les paradis fiscaux
martin gunside
Le regard sensible d’un anthropologue sur les rites de la Patagonie – Martin Gunside

 

markus-brunetti
Majestueuses, les photos d’églises de Markus Brunetti ont des airs de peinture
Total records
L’exposition Total records rassemble 600 pochettes, de Sylvie Vartan aux Rolling Stones