Le mot n’a pas changé de sens depuis ses origines. En latin, il qualifiait l’état ou l’action de celui qui « voulait le bien », ce que le Moyen Âge en ancien français a confirmé !  Est bienveillant un acte qui tend à témoigner du respect, de la compréhension voire de la gentillesse. Autrefois, il pouvait justifier des relations entre le maître et ses valets. Ainsi un prince bienveillant dirigeait sa domesticité avec humanité. Aujourd’hui, le terme est partout venant atténuer la rudesse d’une société qui a accouché du « burn out » — donc plutôt malveillante — mais qui, dans le même temps, rêve d’épanouissement personnel. Peuvent être bienveillants : le management, une critique, une politique… et même une banque ! Réalité, méthode Coué ou travestissement de la réalité ? Le XXIe siècle n’est pas avare de paradoxes !