#Hommage

Nov 17

En 2015, pour sa Quinzaine de l’égalité femmes hommes, la Région Rhône-Alpes nous avait demandé de réaliser un entretien filmé de Françoise Héritier.

 

Dans son appartement parisien, elle avait d’abord donné l’impression d’être épuisée par la maladie et par l’âge. Puis, au fil de la conversation portant sur ce qui l’avait amenée à s’engager pour défendre la cause des femmes, combat auquel elle n’avait jamais renoncé, elle s’était comme éveillée, faisant montre d’une joie soudaine, affichant des convictions aussi solides qu’un roc, malicieuse dans son verbe et dans ses yeux. Elle était persuadée que les avancées en faveur des droits des femmes, amorcées au XXe siècle, ne se tariraient pas. Peut-être y aurait-il un faible mouvement de balancier, concédait-elle ! Mais pas plus.

 

Et cette déclaration tranquille avait quelque chose de rassurant dans ce monde où une femme doit encore en faire beaucoup plus pour recevoir la même considération qu’un homme ! Mais elle avouait aussi que la solitude finit par accompagner les femmes qui refusent toute forme de domination masculine en chaque instant de leur vie, la solitude en rançon de la liberté et de l’égalité. Françoise Héritier est morte ce matin.

 

Elle laisse la fabuleuse histoire d’une petite fille des années trente, émue par l’injustice qui frappait les femmes des campagnes d’Auvergne et devenue plus tard l’une des plus exceptionnelles anthropologues de tous les temps.

 

Muriel Pernin

 

Voici le lien de l’interview que nous avions réalisé avec elle : https://www.youtube.com/watch?v=9J6tWLH-T18

Agence de communication Cités Plume, Villeurbanne, Rhône

Un pied à la Biennale d’art contemporain de Lyon

Sep 26

Pied nu dans le labyrinthe de toiles et de mousses blanches d’Ernesto Neto. Pied timide à la lisière du Tapis de fleurs de Jill Magid, territoire éclatant de couleurs à mi-chemin entre les vivants et les morts. Pied absorbé par les miroirs suspendus en mobiles de Cerith Wyn Evans. À voir au Musée d’art contemporain.

Agence de communication Cités Plume, Villeurbanne, Rhône

MERCI !

Juil 11
Aux petites filles, il faut des modèles de femmes à la vie exemplaire pour qu’elles se projettent elles aussi dans la réussite et la responsabilité. Simone Veil a été cette inspiratrice en chaque séquence de sa vie. Pour les petits garçons aussi ! Féministe. Européenne. Libre. Au soir de sa mort, le 30 juin 2017, beaucoup ont dit le courage, la pugnacité, l’élégance dans un parcours d’exception. Sur les images qui marquent les moments de sa vie, on se demande : à quoi pense-t-elle ? Quand elle rentre des camps d’extermination nazis ? Quand elle demande à son mari de pouvoir travailler et que, d’abord, il dit non ? Quand elle entend les invectives, elle ministre présentant sa loi sur l’interruption volontaire de grossesse, face à cette assemblée masculine où beaucoup, pas tous, mais beaucoup, manquent de décence ? Quand elle devient la première femme présidente du Parlement européen ? À quoi pense-t-elle elle la combattante à l’indépendance inaliénable ? A quoi ou à qui ? Car Simone Veil, au destin tout lumineux soit-il, est aussi une femme que la vie n’a pas épargnée. Deuils. Séparations. Tragédies. Autoritaire, parfois. Tellement humaine aussi. C’est le magazine Elle qui, entre les paragraphes d’un éloge mérité, glisse combien elle aimait les boucles d’oreille. Détail simple, presque anodin, d’une vie comme les autres et que l’Histoire d’ordinaire ne retient pas. Il n’en fait que plus aimer cette femme à qui la France doit tant. Elle aurait eu 90 ans ce 13 juillet.
Précision : la photographie de cet article est empruntée au film Simone Veil, une histoire française de David Teboul (2004). L’image a été prise lors de la diffusion sur France 3.
Agence de communication Cités Plume, Villeurbanne, Rhône

Oh ! Secours…

Juin 24

Oh ! Secours… est une réalisation du Teatro del Silencio diffusée lors des Invites de Villeurbanne en ces premiers jours de l’été 2017 et inspirée par « Beckett et Godot » du dramaturge chilien Juan Radrigan. Ces personnages aux visages outrageusement maquillés et souvent glabres traînent leurs misères dans un monde violent dans des vies faites de doutes et d’errance. Le mime, le cirque, la danse et la musique traduisent leurs sentiments  avec un langage du corps dont les contorsions et le mouvement remplacent les mots. Des compositions aussi théâtrales qu’émouvantes.

candidats présidentielles 2017 par Cités Plume, agence de communication à Villeurbanne, Rhône

Le sourire des candidats

Avr 14

Aaaahh le dur exercice des affiches électorales ! Au delà de nos convictions personnelles, nous portons sur les affiches notre regard de communicant. Il y aurait beaucoup à dire ! Mais concentrons-nous sur les expressions. Sourire ou pas sourire ? Un premier constat : tous ont le début d’un sourire au coin de la bouche. Certains l’ébauchent, de manière plus ou moins crispée, gage de sérieux mais cependant avenant pour une image présidentiable. D’autres ont un sourire presque naturel, humanisant les candidats. D’autres enfin font le choix du sourire à pleines dents, pour augmenter leur capital sympathie et adoucir leur image… quitte à paraître un peu forcés. Alors, le sourire assure-t-il la victoire ? Dites ouistiti ! Nous le saurons dans quelques jours…

fleuve Whanganui, Nouvelle-Zélande

Un fleuve égal à l’homme

Mar 27

C’est une première ! La Nouvelle-Zélande vient d’accorder au fleuve Whanganui le statut de personnalité juridique. Ses droits devront être respectés comme pour un humain. Le fleuve ne pouvant pas se pourvoir en justice seul, tout citoyen pourra le faire à sa place en particulier pour le préserver des pollutions et des destructions.

boules de noel Pantone

Un Noël tout com’

Déc 23

Que fait un graphiste à Noël ? Eh bien, il met des boules Pantone sur son sapin, il boit un thé à la cannelle dans un mug Rose Quartz & Serenity, les deux nuances de l’année, et il savoure du chocolat Adrian Frutiger, du nom de la célèbre typographie… et surtout il se détend pour ne pas penser au travail !

vert Greenery Pantone

2017, couleur vert espoir

Déc 20
Pantone vient de dévoiler la « color of the year » qui donnera le ton à une année de création dans la mode, le design, la décoration… et la com’ ! Finis le rose Serenity et le bleu Quartz — so 2016 ! —, le vert Greenery prend la relève. Directement inspiré de la nature, il insuffle fraîcheur et espoir après une année tourmentée sur tous les fronts : « Greenery satisfait notre besoin grandissant de régénération et de revitalisation, il symbolise la reconnexion avec la nature et les autres », explique-t-on chez Pantone. Ici, on y croit ! Allez les verts !
Cités Plume, agence de communication à Villeurbanne, Grand Lyon, Rhône

Do you speak emoji ?

Déc 07
Dans les sms, sur snapchat, sur les tee-shirts, les tote-bags, partout. Quand on ne sait pas dire, pour nuancer un propos écrit, pour faire joli, tout le temps. Au delà des simples smileys (content / pas content), les emojis affichent des saynètes, des objets, des lieux. Pour coller aux évolutions de la société, ils ont été féminisés, notamment dans la représentation des métiers. Ils sont blanc ou métissés, hétéros ou gays pour montrer la diversité. Un phénomène qui inspire les communicants : le portail choisirlartisanat.com propose un moteur de recherche avec des emojis. Les marques aussi s’y mettent : Monoprix avec sa gamme de produits, Yves Saint Laurent et ses Ymojis glamours, les magasins Sephora ou encore la ligne de vêtements Comme des garçons. Belle astuce pour s’inviter dans les smartphones, et donc la vie, de tout le monde, notamment les jeunes !

 

monoprix

Fin de règne pour les réseaux sociaux ?

Nov 25

La fin… pas encore, mais le début de la fin, certainement. C’est en tout cas ce qu’avance Agathe Auproux, journaliste Les Inrocks, au moment où Instagram lance ses vidéos live et ses messages « éphémères », largement inspirés de Facebook live, Périscope et Snapchat. Son constat : en voulant séduire les 15 – 35 ans, les réseaux sociaux finissent par tous se ressembler en proposant les mêmes fonctionnalités. À force de se racheter les uns les autres, les rivaux d’hier se muent en phagocytes. « À la fin, il n’en restera qu’un, et ce sera sans doute Facebook », conclue-t-elle. Lançons les paris !

Pssst !

Fondus de typo, une expo pour vous

Nov 22

Dans la grande famille des typos, il y a les incontournables — Garamond, Helvetica et Arial — et d’autres moins connues comme ladite Syntax qui a rendu les déclarations d’impôts plus lisibles en 1996. Jusqu’en février 2017, le musée de l’Imprimerie et de la Communication à Lyon retrace 30 ans de création typographique à l’ANRT. Créé en 1985 par les pouvoirs publics, l’Atelier national de recherche typographique a formé plus d’une centaine de designers de typographie. L’exposition montre comment le numérique a révolutionné le travail du typographe, elle dévoile également plusieurs exemples de création comme Thermidor, typo créée pour le bicentenaire de la Révolution française.

Je gribouille, donc je crée

Oct 14
Au départ, on commence par esquisser spontanément un carré, puis deux, puis trois… et à la fin du coup de fil ou de la réunion, c’est une moitié de page que l’on a noircie machinalement de dessins plus ou moins abstraits : des flèches, des spirales, des visages, des animaux… Gribouiller apaise, gribouiller occupe mais gribouiller permet aussi de développer la créativité. En dessinant, on se sent plus libre, on laisse voguer son imaginaire, on traduit des concepts en images, on rend des idées tangibles. Bref, on crée. Pour stimuler un brainstorming, pour visualiser un concept, pour clarifier votre pensée… gribouillez !

Le pouvoir hypnotique des Gifs

Sep 06
Passons aux aveux. Qui n’a jamais bloqué pendant une minute sur un gif de raton-laveur ou de chaton qui tourne en boucle ? Apparu aux débuts d’internet, le Gif ou Graphics Interchange Format est aujourd’hui absolument par-tout ! Sur Twitter et Facebook à profusion, où une banque de gifs permet de communiquer en images animées. Sur les portails d’actualités les plus sérieux, pour illustrer les sujets justement difficiles à illustrer. Sur les sites de grandes marques où une image qui prend vie valorise comme par magie un produit lambda. Moins invasif et moins lourd qu’une vidéo, il est vrai que le gif capte l’attention comme aucune autre image statique pourrait le faire. Décalé, il créé du lien avec votre cible et peut dépoussiérer une image jugée trop sérieuse ou trop institutionnelle. Alors, allons-y, gifons tous en coeur… mais à bonne dose. Trop de gifs piquent les yeux.

Vive les congés !

Juil 22

Il y a 80 ans, les Français découvraient les vacances. Une époque qui coïncide avec la démocratisation de la photographie grâce aux appareils disponibles dans le commerce. Les albums de nos grands-parents ou arrière-grands-parents sont remplis de clichés de ces étés inoubliables, à la mer ou à la campagne. Pour célébrer cet anniversaire… et l’arrivée des congés d’été, notre site décline des photos de vacances des années 30 à 60. Avec nos pensées estivales !

Notre top 4 des artistes qui sensibilisent avec les déchets

Juil 21

Le coeur de notre société bat dans la poubelle. Nos déchets parlent de nous, de nos modes de vie, de notre façon de consommer. Pas étonnant, donc, que les artistes s’y intéressent. Nous avons repéré le travail de quatre artistes qui, par leur approche humoristique, esthétique ou empirique, alertent sur l’importance de changer nos comportements.
On aime… alors on partage !

1. Alejandro Duran.

Ce photographe mexicain réorganise les déchets par couleur pour sensibiliser à la pollution des littoraux. « Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles », dit-il. alejandroduran.com


2. Chris Jordan.

Avec sa série de photos d’accumulation intitulée Intolerable beauty, cet artiste américain engagé met le doigt sur les travers de la société de consommation. chrisjordan.com


3. Plastic Monster.

On ne sait pas grand chose de l’artiste à l’origine de ce projet. Pour montrer les volumes d’objets qui échouent sur les plages en Bretagne, cette créatrice anonyme transforme les déchets en monstres… pour sensibiliser les touristes. Instagram @_plasticmonster_


4. Antoine Repessé.

Ce photographe lillois a accumulé des ordures ménagères pendant 4 ans pour ensuite les mettre en scène en photo. Son objectif : « montrer que l’échelle humaine est très petite à côté de celle des ordures ». Réussi ! antoinerepesse.com

La créativité, c’est parfois aller à contresens

Juil 01

Quand tout le monde pose devant la statue de la Liberté, lui tourne le dos au monument et photographie ce qui pourrait être qualifié de « mauvais côté ». Lui, c’est Olivier Curtis, un photographe anglais qui consacre une série de photographies à cet envers du décor. Sous le nom Volte-face, ces clichés en disent bien plus que le monument à lui seul : des touristes fébriles, amassés sur la place Tiananmen tentant d’immortaliser le mausolée de Mao, des boutiques de souvenirs discount à proximité du Colisée à Rome, le terrain vague et la ville toute proche des pyramides à Gizeh en Egypte. Tous absents qu’ils sont, les monuments sont toujours là, mais différemment. Comme quoi, il suffit parfois de changer d’angle de vue !

Découvrez le travail d’Olivier Curtis !

Regardez-moi, je soutiens une cause

Juin 17

#ELLEpourelles, une photo pour agir ! C’est le hashtag du moment lancé par le magazine ELLE pour sensibiliser à l’éducation des filles et des femmes . Quand on sait que 31 millions de jeunes filles ne sont pas scolarisées dans le monde, on ne peut que soutenir la cause. Ce qui nous fait bondir, en revanche, c’est la forme de cette campagne : se prendre en photo avec une pancarte et la partager sur les réseaux sociaux. Une sorte de selfie solidaire, de « regardez-moi, je soutiens une cause ».
On se souvient du hashtag #BringBackOurGirls lancé après l’enlèvement de 276 lycéennes par Boko Haram au Nigéria. Il aura fallu quelques selfies de VIP, de Kim Kardashian à Michelle Obama, pour lancer cette mode virale. Les médias se sont tout de suite intéressé au phénomène et de nombreuses personnalités ont suivi. Pourquoi pas… mais quel est l’intérêt, si ce n’est flatter l’égo ? Après la déferlante de soutiens post-attentats… les spécialistes des réseaux sociaux estiment que cette démarche atteint ses limites. Le tweet, le retweet, c’est bien mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait ?

Le cinéma est un nuancier Pantone

Mai 19

À Cannes comme dans les revues spécialisées, quand on parle d’un film, on évoque souvent sa « photographie » pour décrire les plans, les jeux de caméra et la lumière. On fait nettement moins allusion à sa couleur. À tort… car chaque film a sa couleur — ou sa palette de couleurs — participant à créer une ambiance. Bigarrée pour la Movida des films d’Almodóvar des années 80, glaciale dans le plus récent The Revenant. Sur Twitter, le compte @cinemapalettes s’amuse a décortiquer la colorimétrie de grands films cultes, de Mary Poppins au dernier Star wars. Les graphistes et les cinéphiles aimeront, c’est sûr !
 
funny face

Fermeture éclair versus élastique

Avr 26

Imaginez une femme introduisant sa main dans la braguette malencontreusement ouverte du ministre français du Budget ! Qu’en dirait-on ? Selon toutes vraisemblances, le service de sécurité interviendrait illico pour cette intrusion inopportune. Puis, la pauvresse — aux mœurs toutes plaisantes fussent-elles — serait vouée aux gémonies, certainement traitée de folle ou de nymphomane, ce qui, dans le langage populaire, revient peu ou prou au même ! Il est peu probable qu’on s’amuse avec elle de son talent de redresseuse joyeuse de la fermeture éclair. À l’inverse quand, de son auguste main, ce même ministre français du Budget tire en vrai l’élastique de la culotte visible d’une journaliste, point de protection rapprochée ! Mieux, son service de communication répond — avec le naturel qui convient à la tâche — qu’il s’agit d’une blague de potache. Mesdames, toute la vie, soyons libres, soyons jeunes, amusons-nous et droit sur la fermeture éclair du ministre… qui aime tant les élastiques !

Un selfie pour sauver la planète

Avr 21
Devant le miroir ou au restaurant, en mode bisou ou boudeur… à force de voir tout le monde faire la duckface devant son smartphone, un Marseillais a eu l’idée d’en faire un geste écocitoyen. Voilà le concept : je ramasse un déchet, je prend une photo ou un selfie, je le publie sur twitter, facebook ou instagram avec le mot clé #1dechetparjour puis je jette le déchet dans une poubelle. En une poignée de secondes, je réalise une BA que le monde entier peut applaudir et reproduire. Mon ego d’écocitoyen est flatté et un déchet retrouve le droit chemin. C’est tout bénéf ! Depuis octobre 2015, la démarche a permis de récolter plus de 10 000 kilos de déchets. L’idée commence à s’exporter à l’étranger avec le mot clé #1pieceofrubbish. Enfin un selfie utile !

 
1 piece of rubbish
1 piece of rubbish

1 piece of rubbish

1 piece of rubbish

1 piece of rubbish

Le plastique, fléau des mers

Avr 19

Chaque année, 6 à 8 millions de tonnes d’objets plastiques finissent leur vie dans la mer. Difficile à imaginer tant le chiffre est démesuré et la mer, grande. Et pourtant ! Quand on se trouve nez à nez devant la montagne de déchets éparpillée au cœur de l’exposition La mer, destination finale ? à la Villa Méditerranée (Marseille), on prend conscience du désastre écologique. Des bidons, des bouteilles de soda, des sacs, des brosses à dents, des jouets… ce monticule constitué de vestiges de la société de consommation représente l’équivalent du plastique déversé dans les mers à l’échelle mondiale… en une minute. Plus loin dans l’expo, un panneau indique les temps de dégradation de ces objets. Il faudra par exemple 450 ans à une bouteille en plastique pour disparaître, alors qu’une poignée de secondes suffisent pour la jeter à la poubelle. Pédagogique et ludique, on aime cette expo !

L’équivalent des déchets jetés chaque minute dans la mer
L’équivalent des déchets jetés chaque minute dans la mer
Exposés comme des vestiges archéologiques, ces déchets jetés à la mer en disent long sur la société de consommation
Exposés comme des vestiges archéologiques, ces déchets jetés à la mer en disent long sur la société de consommation

Y a-t-il une vie sans rouge à lèvres ?

Mar 09

Des hommes avec du rouge à lèvres… pour la journée de la femme. Drôle d’idée ! C’est pourtant le créneau de la campagne #MettezDuRouge « destinée aux hommes » lancée sur internet depuis quelques semaines. Le principe : des hommes se prennent en photo avec du rouge sur les lèvres pour signifier leur engagement contre les violences faites aux femmes. On imagine d’emblée le brainstorming à l’origine de cette initiative : « – Qu’est-ce qui peut symboliser la femme ? – Le rouge à lèvres, bien sûr ! ». Bam ! Cliché numéro 1. Ensuite, il y a ce slogan accompagnant les photos de ces messieurs maquillés : « Je suis un homme, si une femme est agressée devant moi, je m’engage à prendre sa défense ». Bam ! Cliché numéro 2, celui de l’homme qui protège la femme, cet être fragile et sans défense. Si l’idée de sensibiliser et d’associer les hommes est louable, la démarche est maladroite et la campagne finit par rater son objectif. Il suffit de se connecter sur mettezdurouge.com pour admirer le règne du masculin égocentré en mode selfie et duckface.

La journée de la femme, c’est aujourd’hui !

Mar 08

La journée de la femme, c’est aujourd’hui ! Elle est l’occasion de bilans de ce qui a été accompli, de ce qui manque encore… Et du sempiternel constat que tout avance mais au rythme de l’escargot. Les journaux et magazines du week-end ont cédé à l’exercice. Que disent-ils en substance ? Grâce à la parité, les femmes sont élues. Mais elles font trois journées en une et l’accès aux fonctions prestigieuses leur est encore interdit dans l’usage. Beaucoup se cognent au plafond de verre. Aucune ne préside une entreprise du CAC 40. Le harcèlement demeure un frein au déplacement en transports en commun de toutes les femmes. Quant au président de la République, s’il dévoile son féminisme dans le magazine ELLE, il remet la Légion d’honneur au prince héritier de l’Arabie saoudite (où la liberté au féminin demeure un rêve inaccessible). Cette année encore, en plus des commentaires condescendants qu’entraîne d’ordinaire cette journée internationale, ce 8 mars sera assurément un grand bal des hypocrisies.

Toujours sexiste la pub ?

Mar 03

Il y a 60 ans, les « réclames » cantonnaient la femme à son rôle de fée du logis épanouie au service de monsieur. Aujourd’hui détournées sur des articles de décoration au look vintage, ces images font sourire et montrent à quel point la société a évolué, en bien. Mais — car il y a un mais — le sexisme a la peau dure. Si aujourd’hui un slogan comme « Moulinex libère la femme » est impensable, le machisme s’exprime toujours par voies publicitaires, ouvertement ou de façon pernicieuse. Alors, sexiste, la pub ? C’est la question que se pose le communiquant Thibault di Maria (un homme, eh oui). Son site sexisteoupas.com mesure le taux de machisme des publicités et propose des pistes de progression. Très malin ! Un exemple : sur les affiches a priori anodines de la Macif, l’homme — barbe fournie et posture virile — est celui qui protège. La femme, quant à elle, est cet être fragile qui a besoin d’aide.

 

sexiste ou pas ?