Qui ne l’a jamais fait ? L’autoportrait — selfie à bras levé ou en mode perche —, le cliché gastronomique (mais regardez ce que je vais manger !), la pose souvenir devant la tour Eiffel ou la muraille de Chine (j’y étais !)… Le smartphone a fait de la photo un réflexe irréfléchi et convulsif. On mitraille frénétiquement au lieu de profiter, on partage des clichés en quête de pouces levés sur les réseaux, on regarde le monde à travers un écran et on passe ses vacances le nez sur son téléphone. Et si on passait en mode « slow » ? Celui de la photo argentique ou du polaroïd. Ce temps où l’on prend le temps, justement. De choisir son sujet, de cadrer, de régler la mise au point, d’observer la lumière, de construire son image et d’en attendre le résultat… patiemment. Moins nombreuses, moins instantannées mais plus savoureuses, les photos racontent alors à nouveau une histoire.

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