Derrière ce tableau de la retrospective Elisabeth Vigée-Lebrun au Grand Palais se cache l’une des premières stratégies de l’histoire de la communication…

Le brief : nous sommes en 1787. Fashionista invétérée, frivole et impopulaire, la reine Marie-Antoinette veut redorer son image auprès du peuple qui la méprise. La portraitiste Elisabeth Vigée-Lebrun est appelée en grand renfort pour peindre ce démenti grandeur nature aux critiques de l’époque.

L’analyse : volage ? La reine ne l’est plus. Elle a délaissé les folies de Trianon pour prendre la pose dans un décor sévère et officiel. Croqueuse de diamants ? Sur le tableau, elle n’en porte pas un seul. Fan de shopping ? Les falbalas extravagants des précédents portraits ont laissé place à une tenue sobre et monochrome. Nymphomane ? Le tableau véhicule l’image d’une mère de famille respectable, fidèle aux idées de Rousseau.

Débriefing : véritable outil de communication, le tableau bat en brèche une par une critiques et rumeurs sur la reine. Plutôt malin… mais pas suffisant à en juger la suite des événements.

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