On a d’abord envie de pleurer. C’est le réflexe devant un attentat contre la liberté, c’est le réflexe face à la mort. On se dit ensuite qu’il faut en rire, pour prolonger l’esprit de Charlie, pour dire à ses censeurs qu’ils sont des misérables. Tuer au nom de Dieu : quel est le sens, où est le message, quelles seront les cibles ? Aujourd’hui, la presse. Qui demain ? Celles et ceux qui vantent la vie, l’humour, les dessins satiriques, les images qui dérangent ! Nous, on aime tout cela à la fois, pour toujours, jusqu’à plus soif. On veut de la poésie et de l’insolence partout. De la liberté tout le temps et dans toutes ses expressions. Alors, tristes oui, mais… même pas peur ! Les tueurs, on les méprise. Mieux, on les “emmerde”. Parce qu’on aime aussi les gros mots.