La vie est-elle une fête ? C’est précisément parce qu’elle ne l’est pas tant que cela que, depuis toujours, la fête est un rendez-vous presque obligé dans toutes les sociétés. Religieuse ou républicaine, personnelle ou collective, professionnelle ou familiale, exubérante ou sobre, elle tranche avec la vie de tous les jours, apportant insouciance, réjouissances et plaisir. On peut l’accueillir à bras le corps avec agapes et bacchanales. On peut la bouder. Mais il est difficile d’en ignorer les codes, le souffle, l’esprit, les lumières. Le mot d’origine latine se retrouve au XIe siècle dans l’épique Chanson de Roland avec un s matérialisé aujourd’hui en accent circonflexe. En fin d’année, les fêtes clôturent en or et argent – les couleurs de la joie, associées aux cotillons et parures d’exception – une séquence autant qu’elles ouvrent la suivante, avec les promesses d’un an nouveau que l’on espère forcément mieux que le précédent… peut-être même, soyons fous, comme une fête.