Si la société de consommation a donné du tonus au père Noël, son existence n’est pas nouvelle puisqu’elle remonte à l’Antiquité. Au fil des siècles, de folklores en légendes, sa représentation a pris différentes formes. Des fêtes païennes aux rites chamaniques, il se confond avec le Saint Nicolas du Moyen Âge. Au milieu du XIXe siècle, la féministe George Sand le décrit descendant par la cheminée. Au mitant du XXe siècle, c’est l’ethnologue Claude Levi-Strauss qui prend la défense du bonhomme en rouge et blanc après sa condamnation au bûcher par un prêtre de Dijon. Depuis 1962, la Poste française active son secrétariat, chaque année, à partir de novembre. Il reçoit jusqu’à un million et demi de lettres dans sa résidence de Libourne en Gironde. Depuis quelques années, il s’est mis à l’Internet avec près de 200 000 courriels… et fréquente assidûment les réseaux sociaux. Mais attention : à la mi-décembre, le père Noël 2.0 reprend son traîneau et ses rennes : c’est le début de la distribution des cadeaux dans les petits souliers. Cette inépuisable opération de communication se renouvelle et se réinvente d’année en année par delà les générations et les époques. Chapeau bas !