En latin, nocebo signifie « je nuirai » ! C’est donc tout l’inverse de l’effet placebo « je plairai », ce procédé thérapeutique qui, sans médicament ayant une efficacité démontrée, va néanmoins soigner le patient par le seul autoconditionnement de son cerveau. Au contraire, le nocebo va « rendre malade » par la crainte portée à son paroxysme des effets indésirables d’un traitement. Révélé par un médecin, Walter Kennedy, en 1961, pour expliquer le mauvais pouvoir de la suggestion psychologique, cet effet néfaste peut aussi être le résultat d’un stress ou d’angoisses. À méditer en cette période de confinement pour cause de pandémie… où il ne s’agirait pas de tomber malade par la seule peur de l’être. Plus que jamais, l’optimisme est de rigueur.