Bulletin

Le bulletin de vote est un billet par lequel un.e citoyen.ne exprime son choix lors d’une élection. Présent en ancien français “bullette” ou “bulle”, le mot désigne alors un document scellé par une boule de plomb. Il prend le sens de certificat au XVIe siècle. Aujourd’hui, le bulletin de vote répond à des règles particulières garantissant l’égalité entre les candidats. Il est par exemple réalisé sur un papier recyclé de 70g (au mètre carré). Pour les élections européennes, il est déployé sur un format A4 en recto ou en recto-verso. Les 34 listes en compétition ne franchiront pas toutes la barre des 3% ouvrant droit au remboursement par l’État. C’est pourquoi, pour limiter les frais, certaines conseillent à leurs électeurs de procéder au tirage du bulletin de vote sur leur imprimante personnelle grâce à un fichier électronique téléchargeable. Dans le cas où le document utilisé ne répondrait pas aux principes officiels, il pourrait être refusé après dépouillement ! Précaution et prudence s’imposent.

Du Big Bug… Au retour à l’âge du faire !

Suffirait-il d’imaginer l’avenir pour se prémunir des dérives du progrès ? Avec le deuxième livre de Bug (Casterman), Enki Bilal s’aventure un peu plus loin dans un monde entièrement numérique qu’une panne gigantesque condamne soudain à sa perte. En une fraction de temps, une société étourdie de technologie se retrouve obsolète en tout. Les cœurs des « transhumains » reliés à des sondes numériques s’arrêtent, les journaux affichent des pages truffées de fautes à cause des correcteurs d’orthographe en panne, les véhicules de transport ne fonctionnent plus hormis quelques vieux tromblons mécaniques que personne ne sait plus conduire, les jeunes dénumérisés incapables de vivre sans écran se suicident. Seuls les octogénaires ont la mémoire du faire. Nous sommes en 2041 et 2042 et un homme, frappé d’hypermnésie, conserve en lui presque par enchantement toutes les données numérisées et perdues de l’humanité. Au delà du récit qui s’appuie sur des illustrations futuristes, Enki Bilal interroge nos aveuglements d’aujourd’hui. De quoi aiguiser la réflexion sur l’hyperdigitalisation et ses conséquences vraisemblables… ou probables !

Hommage(s) graphique(s)

Événement joyeux ou dramatique… et la toile s’enflamme de dessins réalisés par des illustrateurs renommés ou inconnus, chacun apportant son style, sa technique, son émotion, ses larmes de joie ou de tristesse. L’incendie de Notre-Dame de Paris a suscité un important trafic d’illustrations sur les réseaux sociaux. Voici la nôtre !

Régulation

Le terme tire son étymologie du mot latin regulare, diriger. La régulation consiste à diriger pour soumettre à la règle (regula) et, par conséquent, à créer des techniques et des conditions pour garantir le bon fonctionnement d’une machine ou d’un système. Au fil du temps, l’humanité a appris à réguler le blé, la vapeur, le vent ou les avions. En anglais, le terme à la forme identique signifie plutôt réglementation. Les deux sens français et anglais se conjuguent lorsqu’il est question d’Internet. Mark Zuckerberg, le célèbre patron de Facebook, plaide pour sa régulation, une règle applicable partout et pour tous, une réglementation permettant à la toile de privilégier le meilleur dans ses interactions entre individus et dans les informations véhiculées autant que de se débarrasser du pire.

Avant / après, maintenant / demain

Aujourd’hui, le recours aux réseaux sociaux est indissociable d’une stratégie de communication. En particulier lorsque les générations dites Y et Z, adoratrices de défis et autres challenges, constituent la cible principale. L’objectif est donc d’inciter ces jeunes à participer, à agir et surtout à partager. La cible devient elle-même actrice dans la diffusion du message. Une tendance en vogue sur les questions environnementales en montrant le cheminement d’une action : avant / après ou maintenant / demain. Une approche reprise récemment par Federec (Fédération professionnelle des entreprises du recyclage) avec son détournement du #10yearschallenge ou encore avec le Trash Tag Challenge.

Eau

Du latin aqua, son  écriture a varié souvent. D’abord eo, puis ewe, eve, eaue au XIIIe siècle, son orthographe actuelle, qui comprend trois voyelles, a été adoptée au XVe siècle. L’eau désigne aussi un composant chimique, que l’un des quatre éléments de l’ancienne physique, avec l’air, le feu et la terre. Le mot se glisse dans plusieurs adages. Sacrée ambivalence pour celui que l’on qualifie “d’eau et de feu” tandis que la ressemblance s’accorde, elle, comme ” deux gouttes d’eau”. Entre l’eau bénite (plus religieuse) et l’eau qui coule de source comme la rivière (plus naturelle), l’eau est également indispensable à l’être humain pour vivre. C’est ce que rappelle l’ONU chaque 22 mars, lors de la journée mondiale… de l’eau.

Le miracle matinal

Les Français dorment de moins de moins. C’est ce que révèle Santé Publique France dans son baromètre publié le 12 mars dernier. Pour la première fois, les résultats passent sous la barre des 7 heures, temps de récupération recommandé par les médecins. Stress, écrans, bruit.. les facteurs sont multiples. Mais tandis que certains font des nuits courtes, d’autres décalent leur cycle de sommeil pour exercer le “Miracle Morning”. Une pratique popularisée par Hal Erold (auteur du livre du même nom) qui se résume à se lever plus tôt pour accomplir une action positive. Lire, écrire, méditer ou faire du sport… Les possibilités sont multiples selon les envies de chacun. Il paraîtrait qu’on profite de ses bénéfices toute la journée… À vous de tester !

Féminisation

Son sens évolue avec les époques. Il qualifie l’augmentation du nombre de femmes dans un groupe ou l’attribution du caractère féminin à un mot par exemple. Il signifie aussi transformation du mâle en femelle. L’actualité concerne la féminisation du nom des métiers exercés par les femmes. Si la pratique était courante au Moyen Âge, elle s’est érodée avec le temps et avec préjugés. L’Académie française, garante de l’usage de la langue, considère que la féminisation est possible. Compromis trouvé pour docteure ou cheffe, réflexion non tranchée pour médecin ou écrivain ! Mais l’évolution est en cours.