Coquelicot

Voici une jolie fleur de la famille des pavots présente dans les champs de céréales, dans les prairies en jachère et en bordure de route. Le coquelicot tire son nom d’une comparaison avec le cri du coq. Le mot en est l’onomatopée, autant qu’il joue de la référence chromatique avec la crête de l’animal. Ses teintes affirmées et sa tige élancée le rendent visible de loin. Emblématique du combat contre les pesticides grâce au Mouvement éponyme, il avait disparu avec le recours intensif aux produits phytosanitaires. Il fait désormais son retour en ville et à la campagne avec le recul des herbicides chimiques et le développement d’une agriculture plus respectueuse de la biodiversité.

#Hommage

En 2015, pour sa Quinzaine de l’égalité femmes hommes, la Région Rhône-Alpes nous avait demandé de réaliser un entretien filmé de Françoise Héritier.

 

Dans son appartement parisien, elle avait d’abord donné l’impression d’être épuisée par la maladie et par l’âge. Puis, au fil de la conversation portant sur ce qui l’avait amenée à s’engager pour défendre la cause des femmes, combat auquel elle n’avait jamais renoncé, elle s’était comme éveillée, faisant montre d’une joie soudaine, affichant des convictions aussi solides qu’un roc, malicieuse dans son verbe et dans ses yeux. Elle était persuadée que les avancées en faveur des droits des femmes, amorcées au XXe siècle, ne se tariraient pas. Peut-être y aurait-il un faible mouvement de balancier, concédait-elle ! Mais pas plus.

 

Et cette déclaration tranquille avait quelque chose de rassurant dans ce monde où une femme doit encore en faire beaucoup plus pour recevoir la même considération qu’un homme ! Mais elle avouait aussi que la solitude finit par accompagner les femmes qui refusent toute forme de domination masculine en chaque instant de leur vie, la solitude en rançon de la liberté et de l’égalité. Françoise Héritier est morte ce matin.

 

Elle laisse la fabuleuse histoire d’une petite fille des années trente, émue par l’injustice qui frappait les femmes des campagnes d’Auvergne et devenue plus tard l’une des plus exceptionnelles anthropologues de tous les temps.

 

Muriel Pernin

 

Voici le lien de l’interview que nous avions réalisé avec elle : https://www.youtube.com/watch?v=9J6tWLH-T18

Vive les congés !

Il y a 80 ans, les Français découvraient les vacances. Une époque qui coïncide avec la démocratisation de la photographie grâce aux appareils disponibles dans le commerce. Les albums de nos grands-parents ou arrière-grands-parents sont remplis de clichés de ces étés inoubliables, à la mer ou à la campagne. Pour célébrer cet anniversaire… et l’arrivée des congés d’été, notre site décline des photos de vacances des années 30 à 60. Avec nos pensées estivales !

Notre top 4 des artistes qui sensibilisent avec les déchets

Le coeur de notre société bat dans la poubelle. Nos déchets parlent de nous, de nos modes de vie, de notre façon de consommer. Pas étonnant, donc, que les artistes s’y intéressent. Nous avons repéré le travail de quatre artistes qui, par leur approche humoristique, esthétique ou empirique, alertent sur l’importance de changer nos comportements.
On aime… alors on partage !

1. Alejandro Duran.

Ce photographe mexicain réorganise les déchets par couleur pour sensibiliser à la pollution des littoraux. « Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles », dit-il. alejandroduran.com


2. Chris Jordan.

Avec sa série de photos d’accumulation intitulée Intolerable beauty, cet artiste américain engagé met le doigt sur les travers de la société de consommation. chrisjordan.com


3. Plastic Monster.

On ne sait pas grand chose de l’artiste à l’origine de ce projet. Pour montrer les volumes d’objets qui échouent sur les plages en Bretagne, cette créatrice anonyme transforme les déchets en monstres… pour sensibiliser les touristes. Instagram @_plasticmonster_


4. Antoine Repessé.

Ce photographe lillois a accumulé des ordures ménagères pendant 4 ans pour ensuite les mettre en scène en photo. Son objectif : “montrer que l’échelle humaine est très petite à côté de celle des ordures”. Réussi ! antoinerepesse.com

La créativité, c’est parfois aller à contresens

Quand tout le monde pose devant la statue de la Liberté, lui tourne le dos au monument et photographie ce qui pourrait être qualifié de « mauvais côté ». Lui, c’est Olivier Curtis, un photographe anglais qui consacre une série de photographies à cet envers du décor. Sous le nom Volte-face, ces clichés en disent bien plus que le monument à lui seul : des touristes fébriles, amassés sur la place Tiananmen tentant d’immortaliser le mausolée de Mao, des boutiques de souvenirs discount à proximité du Colisée à Rome, le terrain vague et la ville toute proche des pyramides à Gizeh en Egypte. Tous absents qu’ils sont, les monuments sont toujours là, mais différemment. Comme quoi, il suffit parfois de changer d’angle de vue !

Découvrez le travail d’Olivier Curtis !

Regardez-moi, je soutiens une cause

#ELLEpourelles, une photo pour agir ! C’est le hashtag du moment lancé par le magazine ELLE pour sensibiliser à l’éducation des filles et des femmes . Quand on sait que 31 millions de jeunes filles ne sont pas scolarisées dans le monde, on ne peut que soutenir la cause. Ce qui nous fait bondir, en revanche, c’est la forme de cette campagne : se prendre en photo avec une pancarte et la partager sur les réseaux sociaux. Une sorte de selfie solidaire, de « regardez-moi, je soutiens une cause ».
On se souvient du hashtag #BringBackOurGirls lancé après l’enlèvement de 276 lycéennes par Boko Haram au Nigéria. Il aura fallu quelques selfies de VIP, de Kim Kardashian à Michelle Obama, pour lancer cette mode virale. Les médias se sont tout de suite intéressé au phénomène et de nombreuses personnalités ont suivi. Pourquoi pas… mais quel est l’intérêt, si ce n’est flatter l’égo ? Après la déferlante de soutiens post-attentats… les spécialistes des réseaux sociaux estiment que cette démarche atteint ses limites. Le tweet, le retweet, c’est bien mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait ?

Le cinéma est un nuancier Pantone

À Cannes comme dans les revues spécialisées, quand on parle d’un film, on évoque souvent sa « photographie » pour décrire les plans, les jeux de caméra et la lumière. On fait nettement moins allusion à sa couleur. À tort… car chaque film a sa couleur — ou sa palette de couleurs — participant à créer une ambiance. Bigarrée pour la Movida des films d’Almodóvar des années 80, glaciale dans le plus récent The Revenant. Sur Twitter, le compte @cinemapalettes s’amuse a décortiquer la colorimétrie de grands films cultes, de Mary Poppins au dernier Star wars. Les graphistes et les cinéphiles aimeront, c’est sûr !
 
funny face

Fermeture éclair versus élastique

Imaginez une femme introduisant sa main dans la braguette malencontreusement ouverte du ministre français du Budget ! Qu’en dirait-on ? Selon toutes vraisemblances, le service de sécurité interviendrait illico pour cette intrusion inopportune. Puis, la pauvresse — aux mœurs toutes plaisantes fussent-elles — serait vouée aux gémonies, certainement traitée de folle ou de nymphomane, ce qui, dans le langage populaire, revient peu ou prou au même ! Il est peu probable qu’on s’amuse avec elle de son talent de redresseuse joyeuse de la fermeture éclair. À l’inverse quand, de son auguste main, ce même ministre français du Budget tire en vrai l’élastique de la culotte visible d’une journaliste, point de protection rapprochée ! Mieux, son service de communication répond — avec le naturel qui convient à la tâche — qu’il s’agit d’une blague de potache. Mesdames, toute la vie, soyons libres, soyons jeunes, amusons-nous et droit sur la fermeture éclair du ministre… qui aime tant les élastiques !