Ô bonheur perdu de la lenteur

Mar 25

Tout est parti de l’AFP. Une dépêche qui file vers les rédactions en ce samedi 28 février. En quelques secondes, le mal est fait… car l’AFP, c’est comme la Bible. Si c’est écrit, c’est que c’est vrai. Martin Bouygues, patron du groupe éponyme, est mort. Sauf que — et tant mieux pour lui —, l’information est fausse. Moins d’une heure plus tard, c’est le démenti… Et la résurrection ! Ô bonheur perdu de la lenteur.

Je suis Charlie

Mar 25

On a d’abord envie de pleurer. C’est le réflexe devant un attentat contre la liberté, c’est le réflexe face à la mort. On se dit ensuite qu’il faut en rire, pour prolonger l’esprit de Charlie, pour dire à ses censeurs qu’ils sont des misérables. Tuer au nom de Dieu : quel est le sens, où est le message, quelles seront les cibles ? Aujourd’hui, la presse. Qui demain ? Celles et ceux qui vantent la vie, l’humour, les dessins satiriques, les images qui dérangent ! Nous, on aime tout cela à la fois, pour toujours, jusqu’à plus soif. On veut de la poésie et de l’insolence partout. De la liberté tout le temps et dans toutes ses expressions. Alors, tristes oui, mais… même pas peur ! Les tueurs, on les méprise. Mieux, on les “emmerde”. Parce qu’on aime aussi les gros mots.